Négociation de branche : pas d’accord sur les minimas conventionnels mais des avancées pour les salariés expérimentés.

Concrètement en l’absence d’accord de branche sur les minimas, quelles conséquences pour les salariés du l’UES AG2R ?

Comme l’a rappelé la fédération CFDT PSTE, aucun accord de branche sur les minima n’a été conclu en 2026. Cette absence d’accord n’est pas neutre : elle ouvre la voie à une nouvelle campagne de NAO au sein de l’UES AG2R, qui s’annonce aussi inégalitaire que la précédentes et toujours marquée par une politique assumée de la Direction : l’individualisation des salaires. Cette stratégie n’est pas un hasard. Elle s’inscrit dans une logique qui fragilise les collectifs, accroit les écarts et pénalise les salariés les plus exposés, notamment les femmes, surreprésentées dans les rémunérations les plus basses et dans les temps partiels.

Une politique salariale qui ignore l’inflation et creuse les écarts

En effet malgré un contexte inflationniste toujours fort, la seconde partie de versement prévue dans le cadre des NAO AG2R confirme cette orientation particulièrement préoccupante.

Souvenez vous en février aucune organisation pour la 2ème année consécutive n’avait signé l’accord sur les salaires. Là, la même chose s’est produite mais au niveau de la branche professionnelle (pas de revalorisation des minimas)

Pour les salariés de l’UES AG2R dont la rémunération annuelle est inférieure à 35 000 €, une mesure complémentaire de 0,8% viendra s’ajouter aux 1,2% déjà perçus, soit un total de 2%. Pour les autres salariés, en revanche, il n’y aura rien de plus en mesure collective.

Concrètement, que pouvez vous espérer si vous avez un salaire supérieur à 35 000€ dans ce nouveau train de mesures ?

Rien…. sinon espérer une “éventuelle” mesure individuelle….

En effet, alors que le budget des AI (augmentations individuelles) représentait plus de 1.37M€ sans accord de branche, la Direction avait décidé dans sa décision unilatérale de réinjecter la sommes neutralisée pour un éventuel accord de branche dans ces augmentations, ce qui fera un budget global de 2.3M€

A contrario le budget des AC (augmentations collectives) qui était de plus de 360 000€ passera à un peu plus de 600 000€

La CFDT considère que c’est une politique salariale injuste, inégalitaire et déconnectée du réel.

En effet si pas d’accord de branche = pas de revalorisation des minima = perte de pouvoir d’achat, individualisation massive = opacité, reproduction des inégalités.

La branche a enfin reconnu l’enjeu des salariés expérimentés

En parallèle, la CFDT a obtenu des avancées concrètes pour les salariés expérimentés :

En parallèle la CFDT a obtenu des avancées concrètes pour les salariés expérimentés : Formation, transmission des compétences, aménagement des fins de carrière et prévention de l’usure professionnelle. La CFDT a permis d’obtenir du progrès social à chaque étape du parcours professionnel des salariés.

Cette reconnaissance est essentielle. Les salariés expérimentés portent une part majeure de la continuité d’activité, de la transmission des savoirs, de l’accompagnement des nouveaux arrivants et de la qualité de service. Ils sont souvent ceux qui absorbent les réorganisations successives, les changements d’outils, les évolutions de process et les charges supplémentaires liées aux transformations de l’entreprise.

Un signe envoyé avant le début de la négociation sur la GAPEC et les salariés expérimentés dans l’UES prévus début octobre.

Cet accord doit en effet être replacé dans le contexte de la future négociation de l’accord GAPEC (gestion active et prévisionnelle de l’emploi et des compétences) de l’UES AG2R

La GAPEC ne peut pas être réduite à une simple gestion prévisionnelle des effectifs ou des compétences. Elle doit permettre de construire de véritables parcours professionnels tout au long de la vie professionnelle et notamment en fin de carrière. Cela doit permettre de reconnaître les qualifications, d’anticiper les évolutions des métiers et de sécuriser les trajectoires des salariés.

Pour les salariés expérimentés qui le souhaitent, cela doit aussi être l’occasion de pouvoir disposer de dispositifs permettant d’anticiper son départ ou de profiter d’une retraite progressive.

Ce sera tout l’enjeu de la prochaine négociation de l’accord GAPEC.

Ci joint la dernière communication suite à la CPPNI (Commission Paritaire Permanente de négociation et d’Interprétation) du 1er juillet.

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