La politique de l’autruche.

Dans un article du 25 février, le journal MEDIAPART écrit que « le groupe paritaire AG2R La Mondiale connaît une crise interne sans précédent. Les syndicats s’opposent à un projet de privatisation. La direction s’entête. ». Cette situation a conduit le CSE a demandé des explications au Directeur général le 29 février.

L’article de MEDIAPART se livre à une série d’attaques personnelles vis à vis de la direction et de la gouvernance du groupe.

Synthèse de l’article :

Bruno Angles, actuellement à la tête d’AG2R La Mondiale, est sous le feu des critiques pour sa gestion autoritaire et solitaire de l’entreprise. Depuis sa prise de fonction, il a instauré un climat de peur et de souffrance au sein de l’organisation, résultant en de nombreuses démissions et arrêts de maladie. Malgré son manque d’expérience dans le secteur de l’assurance, Bruno Angles a été nommé à ce poste et a rapidement opéré des changements majeurs dans la direction de l’entreprise.
Ces changements ont été marqués par une série de départs parmi les cadres dirigeants, remplacés par des personnes de confiance choisies par Bruno Angles. Cette purge des rangs supérieurs de l’entreprise a été décrite par certains comme brutale et à la limite du harcèlement.
En plus de ses tactiques de gestion contestées, Bruno Angles fait également face à des accusations de conflits d’intérêts et de non-respect des règles de gouvernance. Par exemple, il a été révélé que l’une des filiales d’AG2R La Mondiale avait confié la gestion d’une partie de ses actifs à un groupe où un nouvel administrateur du groupe, également choisi par Bruno Angles, avait été nommé directeur général quelques mois plus tard.
La situation au sein du groupe est devenue si préoccupante que certains, dont des représentants syndicaux et des observateurs externes, appellent à son départ. Ils estiment que la gestion de Bruno Angles a causé des dommages internes et externes considérables à l’entreprise et craignent que sa présence continue à la tête du groupe ne conduise à une crise irréversible.


Pour la direction, l’article de MEDIAPART n’est qu’un tissu de mensonges. La direction du groupe et la gouvernance réfléchissent d’ailleurs aux suites qu’elles pourraient apporter à cette affaire, suites qui pourraient même être judiciaires.

La CFDT a plaidé qu’il fallait rapidement que la direction puisse s’exprimer. Les représentants du personnel et les managers sont interpellés tous les jours sur l’article qui circule partout dans l’entreprise.

La direction a jugé qu’il ne fallait pas “réagir à chaud” et elle prévoit une intervention du Directeur Général au CSE, mais pas avant le 24 avril.

Quant à la délibération du CSE qui demandait une intervention plus rapide, la direction a jugé que ce point n’était pas à l’ordre du jour et que, de ce fait, il n’avait pas à être traité. Autrement dit “circulez, il n’y a rien à voir” pour l’instant.

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Général plus là
Général plus là
4 mois il y a

La politique de l’autruche à grands coups de pied au cul par une direction générale de plus en plus brutale face à son isolement par le reste du monde du paritarisme dont visiblement, elle n’a toujours pas compris le fonctionnement. Le “circulez, il n’y a rien à voir” de nos dirigeants pourrait faire boomerang !

Last edited 4 mois il y a by Général plus là
Anonyme
Anonyme
4 mois il y a

Malgré l’alerte des syndicats qui mentionnent que des managers sont en difficulté face à l’article, la direction attendra le 24 avril, ça veut tout dire… Quant aux mensonges de Mediapart, on attend avec impatience les suites judiciaires, c’est vrai que c’est un journal qui a l’habitude de citer des données fausses… Bref tout est vrai et si on leur laisse du temps, ils trouveront un moyen de sauver leurs f…. Laissant le groupe dans une grande difficulté.

Anonyme
Anonyme
4 mois il y a

Bonjour, il n’y peut y avoir de “projet de privatisation” puisque nous sommes tous sous contrat de travail de droit privé. CQFD