La Direction parle “attention à l’humain”, “collectif” et “équité”. Cependant lorsque les salariés demandent du concret pour faire face au quotidien, payer leurs factures, absorber l’inflation, faire un plein d’essence et tenir jusqu’à la fin du mois, la réponse tient en un seul mot : NON.
NON à la réouverture des NAO.
NON à un jour de télétravail exceptionnel pour les salariés utilisant leur véhicule afin de venir sur site.
NON à une aide carburant.
En résumé : la Direction constate les difficultés des salariés mais elle les laisse se débrouiller seul. Les salariés n’ont pas signé pour ça !
💶 Salaires : un contexte “instable”… mais seulement quand ça les arrange
Les organisations syndicales ont demandé la réouverture des NAO 2026.
Pas par posture, mais par nécessité. Parce que tout le monde voit la réalité : l’inflation, le coût de la vie, du carburant et les incertitudes.
La Direction refuse, tout en reconnaissant le contexte “instable et incertain”.
Traduction :
Ce contexte justifie la prudence quand il s’agit de préserver les équilibres financiers, mais disparaît quand il s’agit de préserver le pouvoir d’achat des salariés.
Et pour “répondre” à la question salariale, on renvoie vers des augmentations individuelles et des primes discrétionnaires.
C’est pratique : ça donne l’illusion d’une politique salariale, sans garantir quoi que ce soit à qui que ce soit.
Les salariés n’ont pas signé pour ça !
Et surtout, cela entretient l’opacité, l’arbitraire, la mise en concurrence… et laisse de côté trop de collègues, souvent les mêmes.
🏠 Télétravail exceptionnel face à l’envolée des prix du carburant : le “collectif” comme prétexte à l’immobilisme
Pour la demande de télétravail exceptionnel afin d’alléger les charges contraintes des salariés utilisant leur véhicule pour se rendre sur leur site , même logique : refus catégorique d’aller au‑delà de deux jours, au nom du “collectif” et de “l’équité” avec les métiers non éligibles.
Soyons clairs : Ce n’est pas une politique sociale. C’est un prétexte.
Le collectif ne doit pas servir à imposer une présence coûte que coûte, surtout quand certains salariés doivent choisir entre venir sur site et payer leurs charges.
Les salariés n’ont pas signé pour ça !
Et l’équité, ce n’est pas dire : “Comme tout le monde ne peut pas en bénéficier, personne ne doit en bénéficier.”
L’équité, c’est adapter les solutions aux réalités du terrain et protéger celles et ceux qui prennent le choc en premier.
⛽ Prime Carburant : constat lucide, action zéro
La Direction reconnaît l’impact des événements internationaux sur le prix du carburant.
Très bien. Mais après le constat : RIEN
Aucune mesure. Aucun soutien. Aucun effort.
Et lorsque nous évoquons les difficultés de certains collègues à faire leur plein, la réponse tombe : “Ce sont des situations exogènes, ce n’est pas de la responsabilité de l’entreprise.”
On renvoie les salariés vers le service social, comme si la précarité devait devenir un mode de gestion.
Les salariés n’ont pas signé pour ça !
Pendant ce temps, les salariés absorbent les hausses, seuls, pendant qu’on leur explique qu’il faut “tenir les équilibres”.
📣 Pour la CFDT : les paroles ne suffisent plus
Un groupe qui se dit attentif à l’humain ne peut pas, dans les faits, laisser autant de collègues seuls face à leurs difficultés. Les salariés n’ont pas signé pour ça !
Nous demandons donc, avec force et responsabilité :
- Un dispositif de télétravail exceptionnel, simple, pragmatique et adapté aux situations réelles.
- Une aide carburant ou un soutien équivalent, pour les salariés contraints de venir sur site en voiture.
Parce que l’humain, ce n’est pas un slogan. C’est une responsabilité.

