Mons : la CFDT et la CGT s’insurgent contre l’attitude de la direction du site

La lecture restrictive des accords d’entreprise, notamment celui sur le télétravail, par la direction du site de Mons (qui n’est pas la direction du centre de gestion AG2R) a conduit les représentants du personnel CFDT et CGT à faire une déclaration commune.

Déclaration CFDT et CGT en préambule de la réunion des représentants de proximité du 01 décembre

Ce 29 novembre, une manifestation d’ex-salariés Camaïeu étaient annoncée devant le site de Mons. Quelle soit d’ampleur ou non, une manifestation est constituée d’individus dont il est difficile de mesurer la colère voire le désespoir. Des débordements peuvent surgir à n’importe quel moment.

L’employeur a une obligation de sécurité envers ses salariés. De fait, il doit prendre les mesures nécessaires de prévention des risques en les évaluant, en planifiant des mesures adaptées et en mettant en œuvre les actions permettant de faire disparaitre les risques.
En cas de non-respect de cette obligation, sa responsabilité civile et pénale est engagée.

Sur cette journée, a été proposé aux salariés d’entrer discrètement par la porte de derrière, pas même la possibilité de déplacer une journée de télétravail. Octroyer une journée de travail supplémentaire, modalité qui tétanise la responsable de site, était de fait inenvisageable.

L’accord télétravail est pourtant clair, il donne l’autonomie aux responsables de sites d’octroyer des journées de télétravail en cas de situation exceptionnelle. Une situation exceptionnelle se définie par une situation qui n’est pas habituelle.

L’esprit des accords est bien d’installer un management basé sur la confiance et pour ce faire, de donner des marges de manœuvre et de souplesse aux décideurs pour que chacun travaille dans les meilleures conditions possibles. Hélas, il semble que le management à l’ancienne, autoritaire et aveugle perdure.

Il y a chez certains une constance à lire les accords de la façon la plus restrictive possible et à tenter de justifier leur certitude de façon maladroite. Ainsi, en septembre, lors d’un appel national à la grève nationale, un courriel de la responsable de site était envoyé pour expliquer les modalités d’aménagement. Un second mail avait dû être envoyé pour expliquer le premier puis un troisième pour expliquer le second. Edifiant !

Le refus d’utiliser les outils négociés entre les partenaires sociaux et la direction générale commence sérieusement agacer la CFDT et la CGT AG2R qui se voient régulièrement obligées d’intervenir auprès de la directrice du site pour lui rappeler de prendre les responsabilités que l’accord autorise !

On peut se satisfaire qu’aucun incident n’ait émaillé cette journée, mais faut-il qu’il y ait un drame pour qu’à l’avenir la responsable du site assume son rôle ou une communication corrosive de la CFDT et de la CGT suffira-t-elle à remettre du bon sens ?

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