Une nouvelle fois le gouvernement choisit la période estivale pour faire passer en catimini des projets de décrets qui prévoient de transférer une partie de ses charges vers les assurés les plus fragiles mais aussi vers les organismes complémentaires
Le déremboursement annoncé de certains médicaments et le doublement des franchises médicales va faire peser une charge supplémentaire sur les malades, en particulier sur celles et ceux qui ont déjà les besoins de santé les plus importants. En transférant une partie des dépenses de l’Assurance maladie vers les complémentaires santé et les assurés, le gouvernement fragilise le principe de solidarité qui fonde notre système de protection sociale.
Pour un groupe de protection sociale comme le nôtre, ces décisions ne sont pas neutres : elles augmentent mécaniquement la pression sur les régimes de frais de santé complémentaires, déjà sollicités pour absorber une part croissante des dépenses. Dans le même temps, les organismes mutualistes et complémentaires ont déjà été mis à contribution en 2025 par une taxation destinée à compenser le déficit de la Sécurité sociale. Autrement dit, on demande aux complémentaires de rembourser davantage tout en les taxant plus fortement. Pour rappel cette taxe a coûté près de 100M€ au Groupe en 2025.
Cette logique est doublement préoccupante : elle risque d’entraîner à terme une hausse des cotisations, une dégradation des garanties ou un reste à charge plus élevé pour les assurés. Pour la CFDT, la réponse au déficit de la Sécurité sociale ne peut pas reposer sur un transfert de charges vers les malades, les salariés et les organismes de protection sociale complémentaire. La CFDT demande que cela passe par un financement plus juste, plus durable et réellement solidaire de notre système de santé.
Ci joint le communiqué de la confédération CFDT.

