Baromètre du pacte de pouvoir de vivre :

Quand un Français sur deux estime avoir des difficultés à vivre dignement, 35% disent ne pouvoir compter sur suffisamment de personnes en cas de coup dur et 59% s’inquiètent du prix de l’énergie pour les prochaines années.

Au-delà du pouvoir d’achat, c’est une accumulation de fragilités qui touche à l’alimentation, au logement, à la santé, au travail et aux solidarités. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par le Pacte du pouvoir de vivre et la Fondation Jean-Jaurès, réalisée à partir des données statistiques disponibles et d’une enquête Ipsos-BVA auprès de 12 000 personnes.

La CFDT est membre du Pacte du pouvoir de vivre, qui rassemble 65 organisations de la société civile : associations, syndicats, fondations, mutuelles et ONG. Avec la Fondation Jean-Jaurès, le Pacte publie un premier baromètre qui met des chiffres sur une réalité que trop de salariés connaissent déjà : les difficultés s’accumulent et les marges de manœuvre se réduisent.

Des chiffres qui parlent

  • Une personne interrogée sur deux déclare s’en sortir difficilement compte tenu des ressources de son foyer. Cette proportion atteint 63 % chez les employés et 65 % chez les ouvriers.
  • Au cours des six derniers mois, 50 % des répondants ont parfois ou régulièrement renoncé à la qualité des aliments souhaités pour des raisons financières ; 19 % ont renoncé à certains repas.
  • 59 % des personnes interrogées craignent que les dépenses d’énergie pèsent sur leur niveau de vie dans les prochaines années ; 45 % citent les dépenses de mobilité.
  • Parmi les actifs travaillant depuis au moins cinq ans, 44 % estiment que leurs conditions de travail se sont dégradées au cours des cinq dernières années, contre 11 % qui constatent une amélioration.

Derrière ces chiffres, il y a des fins de mois difficiles, des déplacements qui coûtent trop cher et une fatigue qui s’installe. Le pouvoir de vivre, c’est plus que le pouvoir d’achat : c’est aussi pouvoir se soigner, se loger, se reposer et travailler dans des conditions respectueuses de sa santé. Ces difficultés ne s’opposent pas : elles se cumulent.

Chez AG2R, des réponses concrètes sont nécessaires

Ce baromètre est national : il ne mesure pas directement la situation des salariés d’AG2R. Mais il donne un écho aux préoccupations que nous faisons remonter à la Direction. La CFDT AG2R continue de demander :

  • des augmentations salariales à la hauteur du coût de la vie, dans le cadre des négociations annuelles obligatoires ;
  • une prime carburant pour l’ensemble des salariés et l’ouverture d’un troisième jour de télétravail pour réduire les déplacements contraints ;
  • des moyens et une organisation du travail adaptés, pour prévenir la surcharge et protéger la santé des salariés.

L’avancement des NAO et l’augmentation temporaire de la participation de l’employeur aux repas sont des réponses partielles. Elles ne suffisent pas face à l’urgence sociale. Les salariés n’ont pas à attendre indéfiniment que leur quotidien soit pris au sérieux.

Ensemble, faisons entendre nos revendications

Ce 5 novembre, la CFDT AG2R appelle les salariés à rejoindre la mobilisation intersyndicale, par la grève et, pour celles et ceux qui le souhaitent, dans les rassemblements organisés près de leur domicile ou de leur lieu de travail.

Des salaires pour vivre, des conditions de travail pour tenir, une solidarité pour ne laisser personne de côté : mobilisons-nous !

Source : Baromètre du pouvoir de vivre 2026, Pacte du pouvoir de vivre et Fondation Jean-Jaurès, en collaboration avec Ipsos-BVA. Enquête menée du 3 au 10 septembre 2026 auprès de 12 000 personnes représentatives de la population française. Le baromètre complet est joint ci-dessous

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