« Agir pour soi, agir pour les autres » : et si on commençait par agir pour celles et ceux qui font tourner l’entreprise ?
Lors du CSE, les élus se sont vu présenter la nouvelle plateforme de marque et sa campagne publicitaire associée, structurées autour de la signature « Agir pour soi, agir pour les autres ». Derrière ce message, la Direction présente une ambition de notoriété, de préférence de marque et de “mobilisation interne” dans un marché très concurrentiel et reconnaissons que c’est plutôt bien réussi.
Pour les élus CFDT, l’enjeu n’est pas de débattre d’un slogan, il est crucial d’exiger une cohérence fondamentale entre la promesse faite au public et la réalité vécue quotidiennement au travail. La qualité de service, l’opérationnalité des outils, la gestion de la charge de travail, les délais, les conditions de réalisation les moyens alloués et les arbitrages internes sont autant D’éléments qui doivent être en adéquation avec ce message. Une communication qui engage si fortement l’entreprise s’expose à un risque réputationnel majeur si en interne, les équipes ne disposent pas des ressources pour honorer cette promesse
Le dévouement quotidien des salariés est indéniable :
Chaque jour, ils agissent pour les clients, pour les collègues, pour la continuité de service, pour respecter les délais. Ils absorbent les retards, gèrent les urgences, compensent les manques, proposent des solutions palliatives et tiennent la complexité.
Un déséquilibre criant :
Le problème réside dans l’équilibre : on demande toujours plus d’agir sans que cela soit accompagné d’un niveau d’action équivalent en faveur des salariés.
Lorsque la politique salariale laisse une très grande partie des équipes face au recule de leur pouvoir d’achat, que la pression et la charge de travail augmentent, sans la reconnaissance des efforts alors, la signature “agir pour soi, agir pour les autres” sonnent faux. Si agir pour les autres est une réalité, agir pour soi, pour les salariés se fait cruellement attendre !
Le slogan publicitaire « j’ai signé pour ça » nous interpelle et nous pousse à poser la même question dans le contexte professionnel. Oui les salariés ont signé pour un emploi, une mission, un collectif. Mais ils n’ont pas signé pour :
- Une augmentation quasi permanente de leur charge de travail
- Des objectifs qui croissent sans que les moyens ne suivent
- Une charge mentale qui s’installe comme étant la norme
Nos attentes concrètes pour une action juste :
- La prévention des risques psychosociaux
- La maitrise de la charge de travail,
- Le droit à souffler un peu
- Des organisations stabilisées des moyens adéquats
- Et des outils fonctionnels, ne sont pas un plus. Ce sont les fondations que la direction doit absolument consolider pour agir pour ses salariés.
« J’ai signé pour ça » : le contrat incluait la surcharge, ou c’était écrit en tout petit ?
Nous demandons à la direction de se préoccuper activement de tous ces aspects. Il est impératif qu’agir pour soi agir pour les autres ne soit pas un slogan de plus mais une réalité tangible.
Les salariés s’impatientent d’une reconnaissance qui les sorte de « seuls au monde » et de moyens concrets qui leur permettent de prendre la main sur demain.
Pour les élus CFDT comme pour l’ensemble des salariés qui construisent l’entreprise chaque jour et dont ils sont la richesse, l’urgence est claire et concrète : Travailler mieux, dans de bonnes conditions et avec une reconnaissance à la hauteur de l’engagement de chacune et de chacun.

