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Une rentrée sous le signe de la communication…ou pas

La communication interne dans une entreprise est, en principe, un des facteurs clés de réussite d’une entreprise notamment en période de réorganisation telle que vécue dans le cadre du plan ELAN 2018, fil rouge du projet d’entreprise. Voici, à travers les exemples ci-dessous, quelques axes de progression dont les marges nous paraissent significatifs.

Sur les déménagements :

Tous les salariés lyonnais – y compris la direction locale – ont été surpris d’apprendre par le magazine 11 000 de juillet 2016 les mouvements de personnel sur ce bassin d’emploi. La Direction de la DIMEX, s’est toujours targuée de privilégier le dialogue social (voir page 8 du même magazine). Soit ! Alors pourquoi tant de cachotteries et d’écrans de fumée ? La langue française n’est-elle pas suffisamment claire et précise pour donner des infos aux salariés concernés ? Peut-être qu’une formation « Voltaire » serait nécessaire à la direction…
Pour Bordeaux, la direction accepte la circulation des bruits de couloir plutôt que de donner les infos aux 200 salariés, qui seront concernés par un déménagement prévu au 1er trimestre 2018.
Ces 2 exemples sont symptomatiques de la chape de plomb qui gère les rapports entre les têtes pensantes, les salariés et leurs élus. Souhaitons pour tous les projets en cours et à venir qu’une charte « aménagement des locaux » que la DIMEX a en charge d’écrire et de présenter aux instances prenne en compte les conditions de travail et pas seulement la rentabilité des m².
Plus de la moitié des effectifs du groupe sera impactée par un déménagement. Les salariés sont-ils obligés de subir l’exonération d’information ?

Les formations CAMPUS et SUMMER CAMPUS

Tous les salariés peuvent désormais se connecter au site CAMPUS pour faire de la « formation » mais quand et comment peut-on passer du temps sur ces didacticiels sachant que la durée de ces modules varie de 1 mn (accéder à son espace client) à 40h (améliorer la protection des données personnelles) ? Le temps imparti est-il déductible du temps de formation ? Peut-on s’isoler dans un environnement sans crainte de rupture de tâche ? Le responsable hiérarchique peut-il refuser ? Quel accompagnement en cas de besoin ? Le numérique est-il si facile à appréhender qu’il suffirait simplement de se mettre devant un écran et voir défiler des slides ? Toutes ces questions demeurent sans réponse dès lors qu’aucune présentation aux instances représentatives du personnel n’a été faite…

Craintes sur l’emploi ???

Lors de la dernière plénière du CE, les élus CFDT avaient alerté la direction générale sur les risques potentiels qui impactent l’emploi au sein du GIE AG2R REUNICA (cf le flash CE de juillet 2016). En effet, plusieurs éléments, notamment extérieurs, contribuent à diminuer l’emploi en CDI, qui a chuté d’environ 200 ETP en 2015 et qui diminue encore un peu en 2016 avec 1 seul remplacement sur 3 départs. Au-delà du constat que les outils actuels ne sont pas toujours sources de gains de productivité, la CFDT a mis en cause plusieurs principes de la politique de la DG:

  • lors de la commission ECOFI, les représentants de la DG avaient insisté sur le concept de « qui vend gère ». Ainsi, fort de l’extension des réseaux de partenariats, notamment mutualistes (MBA, VIA SANTE, …) ou via les courtiers que nos commerciaux dédiés ont du mal à courtiser tarifairement parlant, les contrats sont moins vendus par les commerciaux de notre réseau et de fait, la gestion n’est plus confiée à nos propres centres de gestion.
  • Au 1er janvier 2017, l’arrêt de TERCIANE – avec le transfert de la gestion du tiers-payant vers ALMERYS – va impacter environ 58 ETP sur l’ensemble des services de prestations santé. La DRH avait indiqué revenir vers les représentants du personnel à partir de juin 2016 pour aborder les possibilités de reclassement des salariés concernés. Aucune info à ce jour, d’autant que les dirigeants ont avoué – et confirmé par l’expert du CE – que l’activité supplémentaire générée par l’ANI Santé et qui devait apporter le surplus de gestion, n’a pas été à la hauteur des objectifs. En cause, les effectifs sous-dimensionnés dédiés à cette opération. Des choix regrettables…ou une accélération souhaitée des économies de charges…le doute est permis.

S’il y a de beaux locaux mais pas de personnel à occuper, comment notre « serviteur » va-t-il pouvoir se persuader que les conditions de travail sont bonnes et la DRH justifier des belles enquêtes QVT… ? MDR… KWA…

Autres brèves d’été :

Projet de réorganisation des CG/CRC :

La période estivale 2016 a démarré avec le départ début juillet de JL BERQUET, le « Monsieur Retraite complémentaire » du Groupe. Annonce plutôt étonnante car M. BERQUET était un des responsable impliqué dans le projet de réorganisation des centres de gestion et des centres d’appels. Dès lors, on peut s’interroger sur la poursuite de ce gros projet tel qu’il a été présenté en avril dernier, du moins pour la partie retraite. La remise en cause de la séparation des activités retraite et concurrentielles est – semble-t-il – difficilement envisageable (elle a aussi le mérite de simplifier les choses) mais certaines lignes (fonctionnelles, managériales et opérationnelles) pourraient peut-être bouger. A suivre avec la remise du rapport de l’expertise du CHSCT national.

Autre sujet lié : le devenir des quelques 70 collaborateurs des services courrier et services généraux dont le projet doit être présenté sous peu aux instances.

Négos en cours…

Les nouveaux accords du statut du personnel AG2R REUNICA se mettent progressivement en route. La première réunion de suivi des accords a permis une interprétation de certains points à éclaircir entre les OS signataires et la DRH. Les salariés devraient avoir courant septembre la présentation par leur direction locale de l’ensemble des accords et de l’utilisation de l’E-parapheur.
N’hésitez pas à vous rapprocher de vos représentants CFDT.

En attendant, d’autres sujets seront à surveiller de près d’ici la fin de l’année : les négociations à venir sur les astreintes et les temps de missions ; la GPEC, la prochaine commission de suivi des nouveaux accords en octobre, …

7 réponses à Une rentrée sous le signe de la communication…ou pas

  • Que dit le comité de suivi sur le problème des jours de récupération badgeage que certains directeurs de CG semblent déjà vouloir ne pas appliquer, en tout cas disent clairement qu’il est hors de question de prendre les 12 jours de récup prévus dans les accords ? Si on a droit à 12 jours mais refus du responsable de CG (qui, j’imagine, donne consigne aux responsables de service de les refuser), ces responsables CG seront-ils rappeler à l’ordre par la direction quant aux droits des salariés ??

    • « si on a droit à 12 jours »: à mon sens, cela peut être un droit mais non un dû. C’est une possibilité de pouvoir gérer son travail tout en ne dépassant pas les horaires maxi. Si dans un service toute l’équipe arrive à se faire une journée de plus de travail par mois, on peut se poser des questions sur l’équation charge/ressources. Je reste quand même d’accord avec la dénonciation des refus « sans raison sérieuse » d’un responsable qui fait du zèle.

      • Quand il n’y a plus d’embauche de CDI depuis des années, avec des bureaux aux 2/3 vides (!!!!) il ne faut pas s’étonner d’un problème permanent de l’équation charges / ressources. Les salariés n’y sont pour rien. Dès lors pourquoi le manque d’embauche qui fait que l’on croule sous le travail devrait en plus servir de prétexte pour refuser ce à quoi d’autres services mieux pourrait bénéficier sans difficultés ?

        • Je suis d’accord pour indiquer que certains services sont mieux « traités » que d’autres mais ce sont aussi des choix de direction…ou des services plus ou moins bien défendus…Pour ce qui est des bureaux vides, la question devrait être réglée avec le schéma directeur immobilier et la rationnalisation des espaces. Rappelez-vous que maintenant avec la dématérialisation tout travail est exportable sans pouvoir (trop) bouger le personnel.

  • « départ début juillet de JL BERQUET, Annonce plutôt étonnante » : bof, pas plus que les départs de M. N GARIER (DG délégué GIE LM) en janvier 2016 et de M. P MONTEIL (DG délégué ex-AG2R) en septembre 2015, et pas pour des raisons de fin de carrière.
    Soit, environ, 25% du COMEX en moins d’un an ! C’est plutôt tout cela qui est bizarre…..voire inquiétant.

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