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Tiers payant : la généralisation repoussée…

Le tiers payant n’a pas été généralisé à tous les patients au 30 novembre 2017, comme l’avait décidé le précédent gouvernement dans le cadre de sa loi Santé. Un amendement gouvernemental au projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), a repoussé cette généralisation.

Cette décision n’est qu’une demi surprise puisque le président de la République l’avait annoncée au cours de la campagne présidentielle et que la ministre de la Santé avait repris cette position dès les premières semaines de sa prise de fonction.

Même si le tiers payant généralisé est devenu un droit pour les patients en affection de longue durée (ALD) et les femmes enceintes – les bénéficiaires de la CMU-C et de l’ACS étant concernés avant la loi Santé -, cette généralisation allait permettre d’éviter à des millions de personnes modestes d’avancer le prix de leur consultation.

Largement pratiqué en Europe, le tiers payant subit un nouveau coup d’arrêt en France. Il est difficile de ne pas voir dans cette décision le résultat du lobbying effréné de certaines organisations professionnelles.

Il devient incompréhensible pour les patients que ce tiers payant puisse être accessible à certaines étapes de sa vie (maternité…) ou pour certaines pathologies (affections de longue durée…), et pas pour d’autres. Comme la plupart des pays d’Europe, la France doit s’ouvrir enfin à cette dispense d’avance de frais qui permet universellement la prévention et la lutte contre le renoncement ou le report des soins.

Pour la CFDT, cette dernière étape de la généralisation du tiers payant à la médecine de ville est indispensable dans la construction d’un véritable accès au soin pour chacun.

Pour la CFDT, le retard validé par l’Assemblée nationale dans le PLFFS ne doit pas se transformer en renoncement Elle restera vigilante pour la mise en œuvre de ce droit dès 2018.

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