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Quand le groupe déménage de force…

Prochainement, les sites de Villette et de Dolet, à Paris devraient fermer. Quelles sont les logiques poursuivies par la direction ? Quels seront les impacts pour les salariés ?
La réunion du CHSCT le 15 décembre devait apporter un éclairage. Le débat fut stérile et la direction a opposé un refus aux demandes de la CFDT.


La situation des sites de gestion parisiens répond à une double logique de la direction. D’une part effectuer des économies en fermant des sites, et d’autre part spécialiser les établissements sur une seule activité, retraite ou assurance de personnes.
Dans cette logique, le site de Montholon sera spécialisé en assurance, tandis que le site de Paradis se consacrera uniquement à la retraite. Quant aux sites de Dolet et de La Villette, ils seront fermés.
La direction a présenté la situation en ces termes « Nous souhaitons répartir les salariés entre les deux sites de Montholon et de Paradis, dans la mesure du possible. Nous ne sommes pas certains d’atteindre cet objectif, mais nous y consacrons toute notre énergie. »
Un troisième site peut également accueillir des salariés, celui de Levallois. Or, 95 % des salariés de La Villette ont déclaré que le site de Levallois était trop éloigné lors d’un sondage effectué par la CFDT. Beaucoup d’entre eux ont choisi leur résidence en fonction de leur lieu de travail.
Si les sites de Montholon ou de Paradis s’avéraient trop petits pour accueillir à terme l’ensemble des collaborateurs, certains devraient donc changer de métier ou émigrer vers Levallois.

La CFDT a demandé que la direction étudie un scénario de maintien du site de La Villette.
La réponse de la direction a été claire : cette piste est rejetée. Argument principal de la direction « J’attire votre attention sur le fait que le coût d’exploitation du site de La Villette représente 3 millions d’euros, ce qui n’est pas négligeable… »

La CFDT n’a jamais exigé le maintien de l’ensemble des sites du groupe dans une configuration géographique immuable. Toutefois, elle souhaite que la Direction démontre que la fermeture d’un site présente de réels intérêts économiques et humains.
Or, la direction avait affirmé en 2015 qu’il y aurait un centre de gestion au nord de Paris, près de la gare du Nord, et un second au sud. Ce discours a varié sans explication, puisqu’il est maintenant question de fermer l’établissement de Dolet, au sud de Paris, et que des collaborateurs devront peut-être travailler à Levallois, bien au-delà de la gare du Nord.

La CFDT ne peut accepter que la stratégie de l’entreprise change sans concertation, sans explication, sans tenir compte de la vie privée des collaborateurs.
Elle a demandé la tenue d’une réunion pour réfléchir à l’avenir des sites parisiens et pour étudier la vision d’ensemble des déménagements prévus.
Pour l’instant, la réponse de la direction a été négative, de peur que les organisations syndicales remettent en cause la stratégie immobilière parisienne.

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