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NAO de branche : encore une fin de non recevoir !

Le 14 février, les organisations syndicales et les employeurs de la profession se sont rencontrés pour négocier les salaires minimums. Malgré une pétition de 11 526 salariés, l’association des employeurs persiste dans son refus d’appliquer la convention collective. Ci-dessous le communiqué interfédéral CFDT, CGT, FO, CGC et CFTC.


Rappelons le principe des négociations annuelles sur les salaires.
Ces négociations se déroulent en deux phases différentes.

Dans une première phase, les négociations se déroulent au niveau de la profession, ce sont les négos dites de « branche ».
Elles consistent à fixer pour l’année le niveau des RMMG, c’est-à-dire les Rémunérations Mensuelles Minimales Garanties. Pour chaque classe et niveau de la classification des emplois de la profession, définis dans la convention collective, un salaire minimum est décidé.
Ne bénéficient de l’éventuelle augmentation de la RMMG que les salariés dont la rémunération est inférieure à la nouvelle rémunération minimale décidée.
Dans le groupe AG2R REUNICA, tous les salariés ont aujourd’hui des rémunérations au-dessus des RMMG.

Mais une disposition de la convention collective prévoit qu’en fin d’année, on verse au salarié 85% de l’augmentation de la RMMG de sa classe/niveau s’il n’a pas perçu au moins cette augmentation (toutes augmentations confondues, collective d’entreprise et individuelle). C’est ce que l’on appelle « la garantie 85% ».

Dans une seconde phase, après les négociations de branche, se déroulent les négociations d’entreprise. Là il s’agit de négocier les salaires dits « réels », c’est-à-dire les rémunérations au-dessus des RMMG.

Les négociations de branche sont importantes, parce qu’elles fixent le seuil plancher des rémunérations. De plus, la RMMG 1A sert de base de calcul aux primes d’ancienneté. La garantie des 85% est importante aussi, car elle est un « filet de sécurité » en cas d’échec des négociations d’entreprise.

Aujourd’hui, nous avons donc des négociations de branche qui sont dans l’impasse. Les employeurs proposent une augmentation de 1% des RMMG jusqu’à la classe 5 et de 0,60% à partir de la classe 6, MAIS EN NEUTRALISANT LA GARANTIE DE 85%. Autrement dit, des augmentations qui ne concerneront pratiquement personne dans notre groupe AG2R REUNICA.

Concernant les négociations d’entreprise, la prochaine réunion de négociation se déroulera le 24 février.
Espérons qu’après le mouvement de grève très suivi dans le groupe et la manifestation importante devant le siège de l’entreprise, Bd Haussmann, la direction fera preuve d’un autre esprit d’ouverture que l’association des employeurs de la profession. Un échec le 24 février risque de provoquer une perte de confiance des salariés vis-à-vis de cette direction et de déclencher de nouveaux mouvements sociaux.

 

 

Comnuniqué Interfédéral 14.2.2017

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