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Commerciaux du marché des particuliers : l’inquiétude grandit

Dans plusieurs régions, les salariés du Marché des Particuliers s’inquiètent pour leur avenir. Une nouvelle politique commerciale a été conçue dans le secret des bureaux de Paris et commence à être diffusée dans les équipes.


Par exemple, on a signifié aux commerciaux de l’est de la France que la Direction avait décidé de donner à ACORIS, une mutuelle partenaire très active dans l’est, une grande partie de leur activité commerciale à partir de janvier 2017.

Le principe serait le suivant : lorsqu’une une agence avec un Marché des Particuliers est implantée dans une ville, toute la matière commerciale de la zone de chalandise au-delà d’un périmètre de 18 kilomètres autour de l’agence sera transférée à ACORIS. Et lorsque AG2R REUNICA ne dispose pas d’implantation dans une ville, c’est toute l’activité qui sera absorbée par ACORIS.
Mais cette stratégie de la direction commerciale ne s’arrête pas à l’est de la France. Le processus sera identique avec d’autres mutuelles partenaires comme VIA SANTE. Cela procède de la nouvelle orientation du groupe : s’appuyer sur les réseaux commerciaux de nos partenaires, quitte à sacrifier notre propre réseau.
Au-delà de cette orientation, un autre principe risque de voir le jour, comme l’a indiqué le Directeur de la gestion collective du groupe : « qui vend gère ». Autrement dit, plus nos partenaires vendront des contrats, moins le groupe alimentera sa propre gestion. Les impacts sur l’emploi toucheront donc à la fois les commerciaux, mais aussi les gestionnaires.
C’est une situation que la CFDT a voulu éclaircir lors de la réunion du Comité d’Entreprise de juillet. Sans succès, car la direction est restée muette sur ses objectifs et sur les impacts de ces mesures, notamment sur l’emploi.
Le directeur commercial du groupe devrait être présent lors de la réunion CE d’octobre, s’il ne se dérobe pas. L’occasion de revenir sur le sujet et d’exiger des explications précises de la direction sur une situation déjà dénoncé par la CFDT dans son tract de la rentrée de septembre dernier.
Dans une conjoncture qui fait peser des risques sur l’emploi, la CFDT ne peut accepter que la direction concocte en catimini des politiques qui augmentent ces risques alors qu’au contraire, tout doit être mis en œuvre pour les limiter.

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